La piroplasmose chez le chien : Prévention et traitement

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Pathologie du chien provoquée par la morsure d’une tique, la piroplasmose doit être prise en charge très vite, sous peine de voir le pronostic vital de votre animal engagé. Il existe de nombreuses solutions pour éviter le pire, et des moyens de reconnaître facilement les premiers symptômes de la maladie.

la piroplasmose

 

Quels sont les effets de la piroplasmose sur la santé du chien ?

Quand une tique se fixe en mordant le chien pour se nourrir, si elle est porteuse du parasite Babesia canis, elle entame progressivement la contamination de votre compagnon. C’est par le contact de sa salive avec les composants sanguins que le micro-organisme se diffuse dans tout le corps du chien. La piroplasmose s’installe dans les globules rouges, change leur structure pour les anéantir et finit par détruire des organes, principalement le foie et les reins. L’infection peut mettre quelques jours à plusieurs semaines pour se déclarer.

 

Reconnaître les signes de la piroplasmose

Le chien accumule plusieurs effets visibles dès que la maladie est installée. Une fièvre, pouvant atteindre les 41°C, s’associe à d’autres symptômes plus rares. Il présente une perte d’appétit, une fatigue générale et un manque d’entrain, dus à l’anémie provoquée par la destruction des globules rouges. Vous pouvez vérifier cette anémie, en inspectant les gencives de votre compagnon, qui deviennent très pâles, voire blanches. Par ailleurs, l’urine se colore dans une palette de teintes, passant par le rouge, l’orange, le brun et même le noir.

Quand l’un, l’autre ou plusieurs de ces signes sont constatés, il est primordial de vous rendre chez votre vétérinaire pour une prise en charge immédiate. La piroplasmose peut s’avérer mortelle si on tarde à la détecter et à la soigner.

 

Comment est traitée la piroplasmose ?

Seul le vétérinaire peut poser le diagnostic en analysant un prélèvement sanguin : réalisation d’une PCR ou d’un frottis sanguin (prélèvement d’une goutte de sang observé au microscope).  Le microscope lui confirme la présence des parasites, appelés piroplasmes.

Un médicament visant à éradiquer le micro-organisme est alors injecté au chien. Selon l’avancée de la pathologie, le vétérinaire peut décider de pratiquer une réhydratation par perfusion, et parfois une transfusion sanguine, afin de pallier le manque de globules rouges. Malheureusement, un chien qui survit à la piroplasmose peut  garder des séquelles, qui le rendent plus fragile au niveau des reins et du foie.

Il faut savoir qu’un chien atteint de piroplasmose n’est contagieux ni pour les humains ni pour ses congénères.

 

Prévenir la piroplasmose, c’est éviter le pire !

Divers moyens sont disponibles pour prévenir la piroplasmose. Il existe un vaccin à effectuer à partir de 5-6 mois avec un rappel quelques semaines après, puis de manière annuelle ou semestrielle en fonction du risque épidémiologique.  Son efficacité n’est néanmoins pas garantie à 100 %. C’est pourquoi il convient de le combiner avec l’attribution d’antiparasitaires spécial tiques. Que ce soit sous forme de sprays, de colliers ou de pipettes, vous devez renouveler le traitement selon les indications mentionnées sur le produit, et ce, toute l’année. N’oubliez pas de vous procurer une pince décroche-tiques, très utile lorsque vous procédez à l’examen du pelage de votre chien au retour des promenades.

 

En suivant ces conseils, les tiques ne se frotteront plus de sitôt à votre animal !

 

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